Mon football, la preuve par 5 n’est pas un livre de résultats ni de statistiques. C’est un livre de récits, au sens fort. Il montre que le football est un formidable révélateur des sociétés, bien au-delà du terrain.
À travers une série d’épisodes marquants – qualifications ratées, matchs truqués, décisions politiques, erreurs d’arbitrage, boucs émissaires, héroïsmes ambigus – le livre démontre une chose simple : le football est un fait culturel, historique et politique. Chaque match raconté devient une scène où se jouent la justice, la responsabilité collective, la mémoire nationale, parfois la violence symbolique, parfois la dignité.
L’intérêt majeur du livre est là : il transforme des matchs en histoires qui expliquent le monde. On y comprend comment un pays réagit à l’échec, comment un peuple cherche des coupables, comment le sport peut être instrumentalisé, ou au contraire devenir un espace de résistance et de vérité. Les exemples vont bien au-delà de la France, ce qui donne au livre une portée universelle, tout en permettant au lecteur français de se reconnaître dans de nombreux mécanismes décrits
Enfin, le style joue un rôle clé. L’écriture est vivante, incarnée, parfois ironique, toujours accessible. Elle parle aussi bien aux amateurs de football qu’à ceux qui s’intéressent à la société, à la mémoire collective ou à la culture populaire. Le livre se lit comme une suite de chroniques, mais laisse une impression durable : celle que le football, quand on le regarde vraiment, raconte beaucoup plus que le sport.
Ce que Mon football, la preuve par 5 dit de la France
Ce livre parle de football, bien sûr. Mais ce qu’il raconte vraiment, c’est la France quand elle se regarde dans un miroir qui ne triche pas. Le ballon n’est qu’un prétexte ; le terrain, un théâtre. Ce qui se joue, ce sont des réflexes collectifs, des récits nationaux, des manières très françaises de vivre la victoire, la défaite, la faute et la responsabilité.
D’abord, il dit une France émotive et mémorielle. Les matchs deviennent des dates, les gestes des symboles, les décisions des cicatrices. On n’oublie pas. On rumine. On raconte encore et encore, comme on le ferait d’un événement familial. Le football révèle ce rapport particulier au passé, où l’émotion reste vive longtemps après le coup de sifflet final.
Ensuite, le livre met au jour une France en quête de justice, parfois obsédée par elle. Chaque arbitrage, chaque décision contestée déclenche un débat moral. Était-ce juste ? Était-ce légitime ? Fallait-il refaire le match, réparer, punir ? Le football devient un laboratoire miniature du rapport français à la règle, à l’autorité et à l’équité.
Il montre aussi une France rapide à désigner des figures. Le héros d’un soir peut devenir coupable le lendemain. Le bouc émissaire apparaît souvent quand le collectif refuse de regarder ses propres failles. Ce mécanisme traverse le sport, mais il dit beaucoup plus largement notre difficulté à penser l’échec comme un phénomène partagé.
Enfin, Mon football, la preuve par 5 révèle une France profondément populaire, au sens noble. Le football y est une langue commune, parlée dans les cafés, sur les bancs de touche, dans les cours d’école. Une culture vécue, transmise sans institution officielle, mais avec une puissance symbolique immense. Une France qui ne s’écrit pas seulement dans les livres, mais dans les discussions du quotidien.
Dans l’esprit de Love France, ce livre rappelle une chose essentielle :
on ne comprend pas un pays seulement par ses monuments ou ses discours officiels.
On le comprend aussi par ses passions, ses colères, ses récits partagés.
Le football, ici, n’est ni glorifié ni méprisé. Il est observé comme un fait culturel total, capable de dire la France telle qu’elle est : imparfaite, sensible, excessive parfois, mais intensément vivante.
Ce qu’en disent les critiques
Pour un premier essai, Mon football, la preuve par 5 est largement salué comme une réussite. Les critiques soulignent d’abord l’ampleur du travail : plus de 350 pages qui traversent les grandes compétitions internationales, les championnats, les matchs mythiques et les figures majeures du football mondial. Ce qui pourrait n’être qu’une succession de résumés devient, grâce au traitement, un véritable récit.
Le ton est souvent cité comme l’un des grands points forts du livre. Direct, sans langue de bois, nourri d’anecdotes précises et de jeux de mots assumés, l’auteur ne cherche pas à ménager les idoles ni les récits officiels. Des affaires emblématiques, comme le France–Allemagne de 1982, aux figures intouchables du football français ou mondial, le regard reste libre, parfois incisif, toujours argumenté. Les portraits, notamment celui de Maradona, sont remarqués pour leur capacité à embrasser à la fois la grandeur et la chute.
Les critiques apprécient également la richesse des références. Des années 1950 aux années 2010, toutes les générations sont convoquées : des légendes universelles aux joueurs aujourd’hui presque oubliés. Cette profondeur historique donne au livre une vraie épaisseur culturelle. Certains notent la sympathie assumée de l’auteur pour le football allemand, jamais dissimulée, ce qui renforce la sincérité du propos plutôt que de l’affaiblir.
Un autre point régulièrement mis en avant est l’accessibilité du livre. Il ne s’adresse pas uniquement aux connaisseurs. Plusieurs lecteurs, se déclarant novices ou peu amateurs de football, disent avoir été happés par l’écriture et le plaisir de lecture. Le football devient ici un matériau narratif, presque un prétexte, au service d’histoires humaines, sociales et parfois politiques.
Enfin, les critiques insistent sur la plume. Passionnée, documentée, mais surtout vivante. Beaucoup concluent sur une impression simple : celle d’un auteur qui maîtrise son sujet et qui, quel que soit le terrain — football, NBA ou même curling — saurait raconter et captiver. Avec, en filigrane, une attente claire : celle d’un prochain livre.
Mon football La preuve par 5

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Thématiques majeures
1. La Coupe du Monde et l’Euro : Théâtres de drames et de gloire
Le contenu consacre une part immense aux compétitions internationales, en soulignant que le talent individuel ne garantit pas le succès collectif.
- Échecs de qualification et désillusions : Les sources analysent comment des nations favorites, comme l’URSS en 1978, l’Angleterre en 1994 ou les Pays-Bas en 2002, ont échoué à se qualifier pour le Mondial malgré des effectifs de stars 9-11. Des matchs couperets sont restés dans l’histoire, tels que le France-Bulgarie de 1993 marqué par le « crime » reproché à David Ginola par Gérard Houllier 12, 13.
- Matchs d’anthologie : L’ouvrage revient sur des rencontres mythiques comme le « Match du Siècle » entre l’Italie et la RFA en 1970 (4-3) 14, la tragédie de Séville 1982 entre la France et l’Allemagne 15, 16, ou encore l’humiliation du Brésil à domicile (1-7) contre l’Allemagne en 2014 17.
- L’Euro et ses surprises : Les sources détaillent des retournements de situation incroyables, comme la victoire de la France contre l’Italie en 2000 grâce au but en or de Trezeguet 18, 19, ou le sacre inattendu de la Grèce en 2004 face au Portugal 20-22.
2. Le football de club et les Coupes d’Europe
L’histoire des clubs est marquée par des dynasties et des finales renversantes.
- Les grandes finales de C1/Ligue des Champions : Les sources mettent en avant le « Miracle d’Istanbul » en 2005, où Liverpool a remonté trois buts contre le Milan AC pour s’imposer aux tirs au but 23-25, ainsi que le sacre de Manchester United en 1999, obtenu en deux minutes dans les arrêts de jeu face au Bayern Munich 26, 27.
- Domination de l’AC Milan : Une section importante est dédiée à l’ère de Silvio Berlusconi, avec les révolutions tactiques d’Arrigo Sacchi et la solidité de Fabio Capello, illustrées par des victoires écrasantes contre le Real Madrid (5-0) et le FC Barcelone (4-0) 28, 29.
- L’importance du règlement : Certains récits rappellent que le sort d’une compétition peut basculer sur des décisions administratives ou des incidents, comme le match annulé entre Gladbach et l’Inter en 1971 après un jet de canette sur Boninsegna 30, 31, ou l’erreur de fax du PSG contre le Steaua Bucarest en 1997 32.
3. Figures emblématiques et destins individuels
Les sources dressent des portraits nuancés de joueurs qui ont marqué le siècle.
- Diego Maradona : Un chapitre entier lui est consacré, explorant son génie lors du Mondial 1986, ses controverses (la main de Dieu, le dopage en 1994) et ses échecs en tant que sélectionneur en 2010 33-55.
- Lionel Messi et Cristiano Ronaldo : L’ouvrage compare ces deux géants, notant que malgré leurs succès en club, ils ont longtemps lutté pour remporter un titre majeur avec leur sélection nationale 56, 57. Messi est décrit comme un joueur parfois écrasé par la pression en équipe d’Argentine, tandis que Ronaldo est loué pour son leadership malgré une certaine arrogance 58, 59.
- Les « maudits » et les « fidèles » : On y trouve des profils de joueurs n’ayant jamais gagné avec leur pays malgré un talent immense (Paolo Maldini, Raúl, Zico) 60-62, ainsi que des figures de loyauté absolue envers un seul club comme Francesco Totti à l’AS Rome 63.
4. Controverses, tactiques et « Injustices »
Le contenu ne fait pas l’économie des polémiques qui entourent le football.
- Injustices du Ballon d’Or : Les sources critiquent certains classements, comme celui de 1974 où Gerd Müller ne finit que 7ème malgré un triplé historique, ou l’édition 2010 où Sneijder est devancé par Messi 64, 65.
- Erreurs de coaching : L’ouvrage pointe du doigt des décisions fatales de sélectionneurs, comme le remplacement de Bobby Charlton par Alf Ramsey en 1970 66 ou les choix tactiques de Joachim Löw contre l’Italie en 2012 67.
- Arbitrage et tricherie : Des moments comme la main de Thierry Henry en 2009 68, le « ghost goal » de Luis García en 2005 69, ou encore la simulation du gardien chilien Roberto Rojas en 1989 sont analysés comme des taches sur l’histoire du jeu 70, 71.
5. Générations dorées et surprises en championnat
Enfin, les sources célèbrent les collectifs qui ont défié la logique.
- Équipes de légende : La Pologne des années 1972-1982 72, la Yougoslavie juste avant la guerre 73, et l’Ajax Amsterdam de Louis van Gaal au milieu des années 90 74 sont cités comme des modèles de cohésion.
- Champions inattendus : L’ouvrage relate les exploits de clubs « modestes » ayant remporté leur championnat, tels que l’Hellas Vérone en 1985, Kaiserslautern en 1998 (promu champion), ou encore Montpellier en 2012 face au PSG qatarien 75-77.
