Nous avons réalisé cette interview en 2020 pour AquitaineOnLine, et depuis les activités de Fleur continuent, toujours dans un sens de slow tourisme

 

Nous avions aussi fait une balade se slow tourisme avec les mascarons !

Les mascarons font une entrée timide à Bordeaux aux XVIème et XVIIème siècles puis la mode des mascarons explose au XVIIIème « Une ville entière de masques écrivait l’auteur Bordelais « Michel Suffran  qui parlait aussi d’un « théâtre chimérique ». MASCARON vient de l’italien Mascharone, Mascara, bouffonnerie ». 

Comptez bien : il y a plus de 3000 visages sur les façades et les fontaines de Bordeaux, et chacun nous entraîne dans un rêve baroque. Un rêve, un reflet de l’inconscient collectif, avec les dieux antiques, le carnaval, les anges, les fauves ? ou le reflet de l’histoire avec ces visages qui vous rappelleront le passé peu glorieux de la traite négrière, ou plus positifs les symboles maçonniques, chrétiens ou juifs ? 
Allons y en slow touristes, tendons nos visages vers le ciel, pour qu’un autre visage, de pierre, nous retienne et nous projette, à la Proust, dans une mémoire involontaire,  réminiscence aléatoire et improbable d’un instant, visage de nos mémoires enfouies mais qui ne sont pas de pierre, visage ironique de la vie, le visage lunaire à la fois présent et passé… 
“Le Visage Parle” explique le philosophe Emmanuel Lévinas dans sa réflexion éthique qui porte sur la relation du sujet à autrui, l’intersubjectivité. “Le visage s’impose à moi sans que je puisse cesser d’être responsable de sa misère. La conscience perd sa première place“.
Vivons à Bordeaux l’aventure de la rencontre des visages !